Dyslexie, TDAH, trouble visuel : MEMOVIA rend un même cours lisible pour chaque élève. Voici concrètement comment on procède, et sur quelles recherches on s'appuie — sans survendre.
Ces fonctionnalités sont des aides au confort de lecture et d'apprentissage. Elles ne posent aucun diagnostic et ne remplacent ni un avis médical, ni un bilan orthophonique.
Un document importé dans MEMOVIA n'est pas figé. Chaque élève active le confort de lecture qui lui convient, et tout ce que l'IA génère ensuite — résumé, fiche, quiz — hérite des mêmes réglages. Les supports numériques réellement adaptables améliorent la compréhension chez les lecteurs en difficulté1, à condition que l'adaptation soit fine et pas un simple habillage.
Le même cours, avec un profil de lecture adapté : police lisible, syllabes distinguées, fond de lecture clair.
C'est le résultat le plus solide de la recherche sur la lecture adaptée : augmenter l'espace entre les lettres accélère la lecture, en particulier chez les personnes dyslexiques23. C'est même ce qui explique en grande partie le bénéfice qu'on prête aux polices « spéciales dys » : ce n'est pas la forme des lettres qui compte, mais l'espace autour4. À l'inverse, trop d'espacement devient contre-productif6. D'où nos réglages progressifs — lettres, mots, lignes — avec des valeurs par défaut volontairement mesurées.
Réglages d'espacement (lettres, mots, lignes), de police et de taille, plus les aides à la lecture — activables un par un.
Soyons honnêtes : les études ne montrent pas d'avantage objectif des polices spécialement dessinées pour la dyslexie sur la vitesse de lecture5. Ce qui compte vraiment, c'est une police claire, sans empattements, à hauteur d'x généreuse7, et une taille suffisante — les lecteurs dyslexiques ont besoin de caractères plus grands8.
C'est pourquoi on ne propose pas une police, mais un choix, chacune pour un besoin réel : Lexend, dessinée pour la fluidité de lecture avec un espacement large par défaut ; OpenDyslexic, à base lestée, que certains lecteurs dyslexiques préfèrent — par confort ressenti, sans gain de vitesse prouvé, et on l'assume ; et Luciole, conçue spécifiquement pour la basse vision par un centre technique de la déficience visuelle13. Aucune n'est imposée : chacun garde celle qui l'aide.
Les fonds clairs sont très largement préférés pour lire9 ; pour certains lecteurs en grande difficulté, un fond légèrement teinté aide10. Nos profils basculent le cours sur un fond de lecture adapté, que l'élève peut ajuster.
Pour un lecteur dyslexique, le décodage est le principal frein. La synthèse vocale contourne cet obstacle : le mode « Écouter » lit le cours à voix haute, à la vitesse choisie, et donne accès au sens sans buter sur chaque mot. C'est une aide d'accès au texte — on ne prétend pas qu'elle « corrige » la lecture, mais elle rend le cours utilisable.
Au-delà de la mise en page, on propose des aides ciblées sur les mécanismes du décodage. Elles reprennent des pratiques éprouvées en orthophonie, avec un rationnel cognitif clair — même si, comme souvent pour les aides cliniques, les preuves expérimentales à grande échelle restent partielles. D'où notre parti pris : toutes désactivées par défaut, à chacun de tester ce qui l'aide. Aucune couleur n'est décorative, chacune a une fonction.
Surlignage syllabique — couleurs chaud/froid alternées. Il reprend la méthode d'imprégnation syllabique mise au point par une orthophoniste12 : colorer chaque syllabe dans une teinte opposée à la précédente pré-découpe le mot. L'élève voit la coupe d'un coup d'œil au lieu de dépenser sa mémoire de travail à segmenter. Le contraste chaud/froid n'est pas esthétique : il maximise la séparation perceptive entre deux syllabes voisines.
Lettres miroir colorées — b, d, p, q. La confusion d'orientation est l'erreur dyslexique classique. Une couleur dédiée, renforcée par le gras, fixe l'orientation de chaque lettre ; l'aide se combine avec les syllabes.
Repère de lignes — bandes alternées. Une ligne sur deux légèrement teintée, calée sur l'interligne réel du texte, pour ne pas sauter de ligne ni se perdre dans un pavé dense.
Lettres muettes grisées. On atténue les finales silencieuses (le e caduc, les s, t, x, d muets) pour alléger le mot à lire. C'est une heuristique typographique, pas un moteur phonétique — on le dit clairement.
Réviser une notion à intervalles croissants l'ancre bien mieux qu'un bloc unique la veille : c'est l'effet d'espacement, l'un des résultats les plus robustes de la psychologie de l'apprentissage11. Nos flashcards suivent ce principe et ramènent chaque carte au bon moment — un appui précieux pour les élèves qui peinent avec l'attention ou la mémoire de travail.
En un clic, l'élève choisit un point de départ — Dyslexie, TDAH ou Basse vision — qui pré-règle police, espacement, contraste et aides. Puis il ajuste chaque curseur : personne ne lit exactement comme son voisin. Et le même réglage vaut pour un élève seul comme pour toute une classe que le formateur accompagne.
Les adaptations de MEMOVIA s'appuient sur la littérature scientifique publique sur la lecture et les troubles DYS. Sources primaires ci-dessous.